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Camaret-sur-Mer : Le cimetière de bateaux

 

Les ressources s'épuisent. La pêche devient difficile, les bateaux s'évaporent, une époque s'éteint...  

Regardez ces coques, là, sur la grève... Elles ont eu leur heure de gloire et expirent à présent sur les galets, comme un livre oublié sur une plage... et pourtant, elles en savent des choses, ces carènes usées : leurs membres brisés murmurent un savoir qui se perd.

Il faut les faire parler, encore et encore... parfois de ce soupir renaît un bateau...

  

 

 A l'origine, le Sillon est une véritable jetée naturelle de galets qui protège le port des vents d'Ouest Nord-Ouest, faisant de Camaret un port-abri idéal et une escale très prisée.

 

Le Sillon devient le domaine des constructeurs :

Dès la fin du 19ème siècle, un premier chantier de construction navale s'installe sur le Sillon et grâce à l'essor de la pêche, un très grand nombre de chantiers viennent à leur tour animer la langue de galets.

Les charpentiers de marine camarétois ont fait la réputation de Camaret-sur-Mer, tant par leur savoir-faire que par leur capacité à innover.

 

 

 

La sardine en crise, les dundees langoustiers remplacent les chaloupes sardinières dans le port et sur les chantiers, au début du 20ème siècle. Mais dès les années 1950, c'est au tour de la pêche à la langouste de souffrir. Des bateaux désaffectés, hors d'usage ou simplement privés d'acheteur, se déposent peu à peu sur les concessions des chantiers.

Les coques sèches fleurissent sur la grève.

 

Il reste aujourd'hui sur le Sillon, 8 témoins de cette grande époque de la pêche camarétoise et du savoir-faire reconnu des charpentiers de marine :

  • Castel Dinn (1960, chantier Albert Péron). C'est le témoin majeur de l'épopée langoustière du port de Camaret. Il est échoué sur le sillon le 5 novembre 1998.
  • Notre dame des neiges (1959, chantier Corentin Keraudren) . D'abord destiné à la pêche à la langouste, il est ensuite transformé pour la pêche au thon et au crabe. Il est mis au sec en 1993.
  •  Maïtena (1964, chantier Auguste Tertu, à Rostellec). Langoustier-thonier destiné à la pêche au large en Mauritanie, il est racheté pour la pêche au crabe avant d'être cédé en mars 2001 à la commune.
  • Rosier Fleuri (chantier le Hir-Péron) est un langoustier à cul carré. Il est placé sur le sillon en 1962.
  • La Salle (1954, chantier Boënnec-Lastennet). Langoustier devenu crabier, il est définitivement radié pour inactivité en 1985.
  • Dominique est une pinasse sardinière. Il a été radié en septembre 1994.
  • Magellan, chalutier-coquillier est arrivé sur le sillon le 4 décembre 2002.
  • Enfin, Rose des mers , construit en 1954, est destiné à l'origine à la pêche côtière. Cette pinasse sardinière est cédée à la commune en 2001.

 

Le cimetière de bateaux de Camaret-sur-Mer se situe au sein d'une zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique et aux abords d'un monument historique.

C'est "un élément fort de la mémoire de la pêche et de la construction navale de Camaret. Les différents bateaux échoués sur le Sillon rappellent en particulier l'activité de la pêche à la langouste. Ce cimetière présente également un intérêt paysager et symbolique qui complète l'ensemble du bâti du Sillon constitué par les cabanes de construction navale, le slipway, la chapelle et la Tour vauban et qui a inspiré de nombreux artistes et qui les inspire encore aujourd'hui.

Extrait de l'inventaire général du patrimoine culturel de Bretagne

 

Vous voulez en savoir plus ?

  • Profitez des balades commentées de Camaret par un habitant camarétois, tous les mercredis en juillet et en août, à 16h. Gratuit. Rendez-vous à l'office de Tourisme de Camaret-sur-Mer.
  • Visitez la Maison du Patrimoine Maritime, en juillet et en août. 

 

 

 

 

                                                                                                                   Mis à jour le 21 janvier 2014